La Ville du Roeulx sous un autre regard…

A quelques enjambées des Journées du Patrimoine, je me permets de vous rappeler quelques éléments de l’histoire de la ville du Roeulx. Beaucoup de passionnés d’histoire locale ont publié le fruit de leurs lectures, recherches, commentaires… Peut-être, en avez-vous chez vous ? En ce qui me concerne, je possède également quelques publications du Syndicat d’Initiative et notamment un triptyque daté de 1966 intitulé « LE ROEULX berceau du Hainaut ». On y découvre en quelques lignes : les origines de la Ville du Roeulx, « Le château des Princes de Croÿ-Roeulx, un des joyaux du Hainaut » et « L’Hôpital Saint-Jacques ». La dernière face du feuillet indique les manifestations organisées en 1966. Si, aujourd’hui, les grilles du château ne sont ouvertes qu’occasionnellement, je peux vous affirmer que ce n’était pas le cas dans les années 60 (en référence à mon vécu). Le parc était ouvert gratuitement à la population rhodienne. Seule, la visite du château était payante. Bien entendu, les non-Rhodiens devaient payer la visite du parc et du château.

Des manifestations étaient organisées régulièrement dans le domaine de la famille de Croÿ.

Grâce à ce fascicule daté de 1966, on apprend que, dans le courant du mois de juin, a eu lieu la proclamation du «3ème Concours International des Roses Nouvelles » au château du Roeulx. Le 3 et le 10 juillet se sont déroulés, au parc du château, deux concerts du « Festival de Musique Populaire ». Les 13, 20, 27 août et le 3 septembre, au « Château des Princes de Croÿ-Roeulx », un spectacle « Vision, Lumière et Son » avait fait merveille. Le spectacle se déroulait devant et dans le château (le public se tenait sur la grande pelouse de forme ovale devant le château). Ce fut un réel succès. Grâce aux relations professionnelles qu’entretenaient Henri et Thérèse Duray et à la bonne volonté des Rhodiens… d’autres dates ont dû être ajoutées au calendrier initial. Ce spectacle avait un caractère historique rappelant les faits marquants du site.

Mais revenons au contenu de la deuxième face de ce triptyque touristique : « Les origines de la Ville du Roeulx…paraissent s’identifier avec celles d’un monastère fondé au coeur d’une vaste forêt à l’endroit où, légendairement, à tout le moins, saint Feuillien fut martyrisé avec trois de ses disciples… ».

Faisons de plus amples connaissances avec saint Feuillien. Selon les historiens, Feuillien est né en Irlande dans le comté de Galway sur l’île d’Inchiquin. Feuillien avait deux frères : Fursy, l’aîné et Ultain, le plus jeune des trois. Devenus moines, les trois frères s’exilèrent en Angleterre où ils fondèrent un monastère à Burgh Castle. Quelques années plus tard, Fursy se rendit sur le continent et construisit un monastère à Lagny-sur-Marne (à l’Est de Paris, à proximité de Meaux). Une bonne année après la mort de Fursy, Feuillien et Ultain accompagnés de moines irlandais s’agenouillèrent sur la tombe de leur frère aîné à Péronne (sur la Somme). Par la suite, ils se rendirent à Nivelles où ils furent accueillis par sainte Gertrude et sa mère, sainte Itte. Celle-ci fit don à Feuillien et ses compagnons d’un domaine sur lequel ils construisirent un monastère et se consacrèrent à l’évangélisation des habitants de Fosses. En 655, Feuillien fut assassiné par des brigands. Sainte Gertrude fit effectuer des recherches et on retrouva le corps de saint Feuillien au Roeulx. Il fut ramené dans un premier temps à Nivelles et ensuite à Fosses où il fut inhumé. Certains historiens prétendent que saint Feuillien et ses compagnons périrent après avoir récité les matines le jour de la saint Quentin, ce qui signifie qu’ils ont été exécutés le 31 octobre 655. Une chapelle fut construite sur le lieu où moururent Feuillien et ses compagnons. Elle fut détruite à la révolution française et se situait au milieu du grand vivier de l’abbaye, c’est-à-dire dans le parc du château du Roeulx. Une légende raconte qu’une source aurait jailli à l’endroit où l’on releva la tête de saint Feuillien, séparée du tronc par ses meurtriers.

Sur cette fin macabre, je vous promets, chers lecteurs, de vous faire découvrir dans le prochain bulletin communal, de nouveaux documents qui ont permis de mieux connaître notre bonne ville du Roeulx à travers le Hainaut, mais aussi à travers toute la Belgique.

Patrick Renaux

Les échos de l’étang du Perléco à Gottignies…

De nombreux plans d’eau empreints de calme et de beauté rehaussent le décor de notre belle entité. Que ce soit au centre-ville avec les étangs du Bois de la Haye ou aux confins de notre entité avec la présence du canal à Ville-sur-Haine et Thieu, les plans d’eau attirent non seulement les pêcheurs mais aussi les amoureux de la nature.

En pleine campagne gottignarde, l’étang du Perléco fait l’objet d’une particularité historique complémentaire. En effet, après plusieurs travaux d’aménagements (étang et ferme ), on a découvert des traces d’une boulangerie et d’une forge. Un système de drainage des terres autour de l’étang permet également de penser à la présence d’une communauté ayant vécu, il y a plusieurs siècles, à cet endroit.

Mais revenons plus à l’actualité puisque la société Perléco Compétition créée en 1980 par Robert Sirlereau, Armand Delrée et Armand Duveillez aurait dû fêter ses 40 ans d’existence l’année dernière. L’école de pêche créée par Roger Van Bockstal aurait dû fêter sans covid ses 30 ans d’existence en 2020. Sur toutes ces années, plus de trente mille enfants ont fréquenté des stages de pêche. Ceux-ci concernent des jeunes de 6 à 18 ans (garçons et filles) et, depuis 1992 ces stages accueillent, avec adaptations, des handicapés mentaux et physiques.

Cette année du 23 au 27 août, les cours seront axés comme d’habitude sur les différentes techniques de pêche en eau douce mais également sur la découverte et la connaissance du milieu historique, géographique et aquatique du lieu. Le programme théorique vise l’étude du matériel, le comportement du poisson et son identification. C’est lors du stage de perfectionnement que les pêcheurs de compétition interviennent véritablement et initient les jeunes aux différentes formes de pêche afin de parfaire les connaissances techniques des stagiaires : pêche au coup, pêche à la carpe, pêche à la truite, pêche aux carnassiers…

Le dimanche 29 août aura lieu un concours de pêche en collaboration avec le « Lion’s Club – Le Roeulx » et sous l’égide de la Fédération Royale des Sociétés de Pêche et Pisciculture du Centre ainsi que « Hainaut Sports ». Bon amusement et venez encourager tous les acteurs de cette belle journée.

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Roger Van Bockstal en téléphonant au 0476 / 98 53 19.

Patrick Renaux

Tous animés grâce aux Thirifous…

Thirifous, un nom sympa qui vient de deux mots : « Thier » ancien nom indiquant un des villages formant notre belle entité et fou(s) : pas besoin de l’expliquer puisqu’on l’est un peu tous à nos heures ! Cette fusion de mots est l’invention pure et simple de Marcel Kulawik. Un peu fou le Thiérois !

Cadrons le personnage pour bien comprendre l’origine des Thirifous

Après avoir suivi une formation en photographie, débutant dans la profession, Marcel Kulawik a installé son studio dans la première pièce de la maison du docteur Busellato juste en face du Delhaize actuel. Plus tard, il a repris une partie du commerce des Simon se situant à proximité de son studio. Bonbonnes de gaz, électroménager, tiercé… et photos, Marcel a vendu un peu de tout. Bien connu des gens du village, il a eu l’occasion de rencontrer de belles personnes, comme on dit.

Attirée par le plaisir du commerce, la fille de Marcel a choisi la gérance du « Café du Monument » (actuellement la boulangerie Pain di Djou). En soirée, Marcel venait donner un peu d’aide à sa fille et assurait la fermeture de l’établissement. Qui dit bistrot, dit participation aux fêtes du village. C’est ainsi que Marcel et sa fille ont vécu des heures inoubliables lors des carnavals de Thieu.

Les jeunes du village étaient fidèles aux festivités organisées à cette époque. C’est ainsi qu’une année, lors d’une sortie carnavalesque, les jeunes se sont rassemblés derrière la société de gilles, déguisés à leur façon en mettant une ambiance digne des plus grands carnavals. Durant 3 ans, ce groupe de jeunes qui avait atteint une bonne centaine d’adeptes, avait sa propre musique et était indépendante des autres sociétés qui formaient le cortège. Sans hiérarchie, sans règlement, ce groupe s’est rapidement disloqué en laissant un fond de caisse assez important.

Un des jeunes, responsable des finances, Alberto Ferreti, proposa alors à Marcel de former une nouvelle société qui aurait son local au Café du Monument. Patients, les deux compères en parcourant les activités organisées autour du carnaval, remarquèrent l’exposition et la vente de légumes des aînés du village. Pour attirer la population vers le concours et le marché de légumes, Marcel et Alberto trouvèrent l’idée de construire des maisonnettes, chalets en bois qui protègeraient des intempéries, la marchandise mais aussi les aînés. L’argent des jeunes avaient trouvé une utilité publique : les maisonnettes-chalets…

Les chalets mis à toutes les sauces …

Pendant la première moitié de l’année 1988, Marcel et Alberto, avec de nombreux sympathisants, ont façonné 14 chalets dans le Café du Monument. Ils étaient fin prêts pour la kermesse de septembre. Après ce cuisant succès, la plupart de ces gens pouvaient former une nouvelle société : « Les Thirifous ».

Avec ce nouvel outil, les Thirifous se sont sentis pousser des ailes en organisant de nouvelles activités : courses cyclistes, joggings, voyages, concours de cartes, jeux de kermesse, bals, concours de dessins pour enfants et bien sûr les marchés de Noël et les courses de caisses à savon… Le succès des chalets ne se fit pas attendre. C’est ainsi que les maisonnettes furent louées ou prêtées un peu partout : au port de plaisance à Thieu, Houdeng, Braine-le-Comte, Cuesmes, Merbes-le-Château…

Aujourd’hui, avec le temps, le groupe des Thirifous s’est étiolé, mais Marcel et quelques amis sont toujours là notamment pour le marché de Noël. Même si la commune de Thieu a subi de mauvais traitements avec l’arrivée du nouveau canal, les Thiérois ont fait de leur mieux pour garder, à leur manière, un accueil chaleureux et des festivités pour toute la population. Avec les ascenseurs, le canal, la réserve naturelle, la salle de sports, la bibliothèque…, le village de Thieu est devenu incontournable dans notre Entité.

Patrick Renaux

 

 

Une quarantaine bien entamée pour les Paysans du Roeulx !

Cette année, la société des Paysans du Roeulx fêtera ses 45 ans d’existence ! Un fameux bail né d’une situation particulière ! En effet, le premier crû de la société des Paysans provient d’une équipe de basketteurs voyant leur club progressivement disparaître.

Eh oui, il y a eu un club de basket au Roeulx dans les années 70… Les rencontres se déroulaient sur le parking de la place de la Chapelle le dimanche avant-midi. Le local des sportifs était situé en alternance à La Grimaudière et à l’Auberge St-Feuillien (actuellement centre médical, juste à côté de la Grimaudière). Le club de basket n’a pas disparu faute de membres mais bien à cause du manque d’infrastructures nécessaires : vestiaires, terrain en plein air, etc. Les jeunes basketteurs préféraient jouer dans des clubs qui évoluaient dans une salle comprenant tout le confort.

En octobre 1976, Freddy (gérant de La Grimaudière) et Annie (gérante de l’Auberge St-Feuillien) ainsi que Marc Moreau se réunissent et décident de créer un groupe folklorique qui s’appellera : « Les Paysans du Rû ». Sous l’influence de Freddy, une assemblée générale s’est tenue dans son établissement. Ont été convoqués la plupart des « anciens » du basket. A l’issue de cette réunion, un comité a été élu et approuvé. Il est composé de Frumence Hallemans (Freddy), Annie De Vrée, Benoît Friart (notre bourgmestre actuel), Willy Kiekens et Marc Moreau. Enthousiastes, les premiers inscrits furent messieurs Friart, Caulier, Overlot, Mahieu, Deblander, Godefroit Alain et Jean-Philippe, Chavepeyer, Kiekens,Becker, Sirtoli, Wasmes, Colinet, Carton de Wiart, Duray. Aux soumonces, beaucoup de jeunes suivaient le groupe et c’est ainsi qu’est né un petit groupe de dames composé de mesdemoiselles Godefroit et Carton de Wiart, mesdames Colinet, Duray, Biset et Overlot…

Pour financer ce nouveau groupe folklorique, les Paysans ont mis sur pied plusieurs activités comme des concours de belote et des tombolas. Les années suivantes, de nouvelles idées comme les cartes de soutien, la vente de pin’s, bics, autocollants, porte-clés, permirent d’alourdir le fond de caisse. Vinrent plus tard l’organisation de soupers et la création d’un livret publicitaire. Grâce aux subsides de la ville et les dons de certains cafés, les Paysans ont pu déambuler en soumonces et participer à leur premier carnaval en 1977. Pour commencer, 17 paysans et 10 demoiselles / dames ont animé les artères de la cité princière. Le groupe des demoiselles et dames s’est vite estompé. Au fil des ans, le nombre de paysans a augmenté.

De 1990 à 1993 la société comptait une trentaine de membres. Ces dernières années, le nombre de paysans est monté en flèche… On recensait 57 membres en 2017, 66 en 2018 et 75 en 2019. Sur 45 années d’existence, quatre présidents se sont succédé : Benoît Friart, Alain Godefroit, Edouard Tournay et Dominique Parot. Le comité s’est étoffé et compte aujourd’hui 12 paysans. Avec les années, seul un homme occupe le même poste depuis la création de la société : Marc Moreau. Depuis la naissance de ce beau groupe, Marc assure le secrétariat. Marc se souvient de la tournée des cafés en soumonces et au carnaval : La Grimaudière, l’Auberge St-Feuillien, le Commerce (Berthe), les Amis Réunis (bâtiment formant l’angle de la chaussée de Mons et la rue de la Renardise), la Taverne du XVIII ème siècle, le 421 (devenu Le Renouveau et ensuite le café de l’Hôtel de Ville, aujourd’hui boulangerie), le Patria, le café du Faubourg ( bâtiment formant l’angle de l’avenue du Peuple et la rue de la Station), la Toison d’Or (place du Château, face à la boucherie), le café de Françoise Malbrecq (rue Paul Janson) et le 44 rue E. Vandervelde.

Avec la disparition progressive des cafés, les arrêts ne se font plus qu’à la Grimaudière, la Taverne du XVIII ème siècle, Patria et le local du Patro.

Dans le temps… les Paysans notaient dans leur calendrier : une répétition de batteries de 19 à 24h00, deux soumonces de 15 à 24h00, le carnaval, le brûlage des bosses le lundi et le raclot le mardi. Depuis quelques années, le mardi midi, les paysans organisent entre eux un repas au local. Deux rendez-vous importants viennent rythmer leurs déplacements : le dimanche, une réception au Home St Jacques avec une remise de médailles aux « anciens » du groupe par les autorités communales et le lundi en fin d’après-midi : réception à la brasserie Friart.

Espérons que l’année 2021 permettra de nous retrouver fin juin autour de toutes les sociétés folkloriques de notre ville en martelant le pavé sous un soleil réchauffant nos coeurs.

Patrick Renaux

Je tiens à remercier particulièrement Marc Moreau pour son aide précieuse investie dans la rédaction de ce texte.

En nos murs, LE PATROnage paisiblement depuis un bon siècle…

Article paru dans le Bulletin communal de novembre-décembre 2020

Selon la définition partielle retenue par l’encyclopédie Larousse en 10 volumes (juillet 1963), le patronage est une « organisation destinée à veiller sur la moralité de l’enfance et de la jeunesse, en accueillant les jours de congé ou de loisirs, les élèves des écoles ou les jeunes gens, pour leur procurer de saines distractions… C’est tout naturellement dans le cadre de la paroisse et autour de l’Église que se sont constitués les premiers patronages. »

En Belgique, c’est en 1850 à Gand, que l’on recense le premier patronage. Très rapidement, dans les grandes villes, on voit fleurir ce mouvement de jeunesse qui devient une institution indispensable et un complément nécessaire de l’école et du catéchisme paroissial. En 1897, on compte en Belgique 513 patronages de garçons et 344 de filles. En 1931, le sigle FNP (Fédération Nationale des Patros) est créé. De même, le Patronage perd son vocable pour ne plus s’appeler que Patro. En 1946, la reconnaissance physique des patronnés se remarque par l’usage d’un uniforme : chemise, cravate et calot.
En avril 1950, la Fédération Nationale des Patros prend ses quartiers à Gilly. En juillet 1962, 2 300 patronnées (dont un groupe du Roeulx) rencontrent le pape Jean XXIII à Rome. Ce n’est qu’en 1965 que l’on donne des noms aux différentes tranches d’âge : les Benjamins et les Benjamines (6 – 9 ans), les Chevaliers et Etincelles (9 – 12 ans), les Conquérants et Alpines (12 – 15 ans) et les Grands et Grandes (plus de 15 ans). Voilà les toutes grandes lignes (subjectives) de l’histoire de cette institution au niveau national.

Haut de G à D : P. Pestiau, C. Pary, M.-C Scauflaire, L. Carton de Wiart, M.-G. Tesain, C; Illemans, J. Van Wayemberghe, M.-C. Bouhière
Accroupies : M.-L. Marlier, J. Wégria, N. Oger, G. Carton de Wiart, C. Vandenbrande, C. Lebacq, M.-P. Wauthier, L. Vanderbeecken, G. Agostinelli, V. Tosti, F. Dubois, P. Tosti

Cela fera bientôt 70 ans (sans interruption) que le patro évolue dans notre Cité princière… Pas mal pour un mouvement de jeunes ! Au Roeulx, il y eut déjà dans les années 1920 un patronage animé et dirigé par monsieur Léon Bienfait, Vicaire. Les réunions se tenaient au Cercle catholique Patria, actuellement le Centre culturel Joseph Faucon. Les activités connurent de nombreux arrêts et reprises jusqu’à l’arrivée de l’Abbé Louis Delatte en 1951. Encouragé par le doyen Blampain, le Vicaire Delatte relance le patronage. Par beau temps, la cour de l’école de l’Ange Gardien ou le bois de St Joseph seront les lieux de rassemblement. Les jours de pluie, ils pourront disposer de la bibliothèque ou de la grande salle (à l’étage) du Cercle Patria. En 1953-54, les patronnés sont de plus en plus nombreux. Il n’y a pas de dirigeants à proprement parler : les plus âgés ont de 13
à 15 ans et sont «chefs d’équipe». Le grand patron et aumônier est le Vicaire, toujours sur la brèche. Courant d’un local à l’autre, il décide de s’en approprier un. Il fait l’acquisition d’un ancien baraquement se trouvant dans les charbonnages de Maurage, baraquement ayant servi à héberger des prisonniers (guerre 40 – 45) et ensuite comme cantine aux premiers Italiens arrivés dans les charbonnages. Ainsi aidé par des professionnels du bâtiment, des dirigeants et de nombreux bénévoles, il décide d’installer son local au fond de la cour du Cercle catholique (là où se situe le nouveau local des scouts).
En 1955, Louis Delatte envisage un premier camp (pour garçons) à Franc – Waret. Le curé est son cousin et connaît le régisseur du château qui accepte d’en prêter les dépendances. Trois années de suite, les 20 à 30 jeunes rhodiens ont gambadé dans les bois et les prés de ce petit village qui comptait à cette époque 200 habitants.

Debout de G à D : Jacqueline Wégria et Marie-Louise Marlier
Assises de G à D : Nicole Oger, Colette Thys et Colette Vandenbrande

Vu le succès grandissant du patro, le successeur du vicaire Delatte, Albert Baert, fit de ses pieds et de ses mains pour obtenir de nouveaux locaux. Il obtint un maximum de bâtiments réhabilitables ayant fait les beaux jours des anciennes usines Sadur (anciens ateliers du Roeulx) près de l’ancienne gare du Roeulx du même côté que « le tennis du Roeulx », là où se situent de nombreux entrepôts. Pour établir un terrain de football entouré d’une piste d’athlétisme, le Vicaire Baert (avait-on dit à cette époque) avait détourné un bulldozer et d’autres engins qui travaillaient sur l’autoroute… Pour réaliser tout cet ensemble, locaux et terrains de jeux, de nombreux parents, fermiers, dirigeant(e)s et sympathisant(e)s ont collaboré d’une manière exceptionnelle au projet de cet inoubliable Vicaire Baert. En avril 1968 eut lieu l’inauguration des nouvelles installations du patro du Roeulx. Pour ce rendez-vous exceptionnel, un grand tournoi sportif fut organisé. Les patros de La Louvière, Houdeng-Aimeries, Jolimont, Morlanwelz, Carnières, Soignies, Strépy et Bois-du-Luc étaient présents à cette manifestation. Plus de 600 garçons et filles entourés d’adultes ont circulé sur ce qu’on peut appeler le plateau de la gare et des anciennes usines Sadur. Volley-ball, basketball, football, cross … furent organisés tout azimut et un lâcher de 800 ballonnets émerveilla toute l’assemblée réunie autour du terrain de football. De nombreux événements marqueront par la suite la vie de notre patro.
Mais je réserve cela pour un prochain numéro. Et comme dit le chant fédéral : « Dans nos patros, goûtons la pure ivresse des plaisirs sains et des ébats joyeux, que l’amitié toujours règne en maîtresse, la charité sera loi dans nos jeux. »

Patrick Renaux

 

Suite de l’article, paru dans le Bulletin communal de janvier-février 2021

« En nos murs, le PATROnage paisiblement depuis un siècle… »

Départ en camp

Que de changements avec l’évolution du patro…

Les gros soucis hebdomadaires des animateurs du patro ont toujours été : les locaux et les endroits en pleine nature pour les jeux.
Pendant de nombreuses années, le bois de St Joseph, la cour de Patria (actuel Centre culturel) et la cour de l’école de l’Ange Gardien ont gardé la cote. Depuis que l’on peut marcher sur les pelouses du Square Léon Mabille, de nombreuses activités sont réalisées « au centre-ville ». Au niveau des locaux, les animateurs ont toujours eu de l’assistance des bonnes âmes de la cité princière. C’est ainsi qu’à différentes époques, les enfants ont pu profiter par mauvais temps du grenier du home St Jacques (exclusivement pour les filles… c’était du temps des soeurs !), des locaux de Patria, des bâtiments près de l’ancienne gare du Roeulx, du « café de la poste » en haut de l’avenue du Roi Albert (bâtiment en face du marchand de vélos) et du bâtiment appelé « chalet du tram Roeulx-Casteau » à la chaussée de Mons (parking du Spar, côté gauche en façade).

Un tout gros investissement financier et humain pour le local de la place communale…

Un bâtiment au centre du Roeulx avec parking… Peu de patros peuvent se vanter d’un tel achat ! Faut pas rêver ! Mais au Roeulx, tout est (presque) possible ! De nombreuses réunions eurent lieu avec des parents, des animateurs adultes, des spécialistes : Joseph Marlier (clerc de notaire) et du Vicaire Deckers. Avec de la bonne volonté, du courage, de la persévérance et de la patience, on peut se surpasser…

Avant l’achat du futur local, un appel aux dons avait été lancé à travers toutes les chaumières de la cité princière. 70 000 francs furent récoltés. Avec tous les fonds de caisses réunis, cela ne fut pas suffisant. Mais grâce à une personne généreuse du Roeulx, le patro a pu bénéficier d’un prêt de 500 000 francs sans intérêt et sans échéance de remboursements. Solidarité et foi envers la jeunesse rhodienne, quelle belle politique au sens noble du terme ! L’acte d’achat fut signé en l’Étude du notaire Gheens le 16 novembre 1983.

L’achat du bâtiment de la place communale a permis aux responsables de voir l’avenir plus sereinement. Après l’acquisition du local, les membres de l’ASBL PATRO décidèrent de récolter des fonds pour arranger et décorer les différentes pièces attribuées à chaque section. C’est ainsi que des ramassages de papier à travers la ville furent organisés. Dirigeants, parents, amis et anciens du patro se succédèrent à cette initiative bénéfique pour tout le monde. Cette activité lucrative prit fin le 28 mai 1988 pour un total de 330 tonnes !

Ce n’est pas tout… Le 6 août 1988, sous l’impulsion de Guy Marin, le premier bal aux lampions prit naissance sur le plateau de la gare. Encouragés par les aînés de la ville qui venaient prendre un (ou plusieurs…) verre(s) en début de soirée avant que la musique ne devienne trop puissante, les bénévoles de cette grande première décidèrent de renouveler cela tous les ans. Chaque année, le nombre de visiteurs augmentait. Le bal aux lampions était devenu incontournable.

Le patro est toujours bien présent dans différentes activités ouvertes au grand public : soupers, Marché de Noël, carnaval, marche ADEPS…

Souhaitons à ce mouvement de jeunesse encore de nombreuses années d’existence, en regard d’un passé glorieux !

Je tiens à remercier Malou (Marie-Louise Marlier), Guy Marin, Benoît Hautenauve qui m’ont aidé à l’élaboration de cette « petite histoire » du patro du Roeulx.

Patrick Renaux

 

 

« Faut qu’on » en parle…

En ces quelques lignes, j’ose effleurer un nom et un prénom qui perdurent depuis 1882 dans notre entité … Joseph Faucon.

Notre Centre culturel porte ce label qui pose sans doute encore question parmi une bonne partie de la population rhodienne. Mais qui est donc ce personnage ?

Né au Roeulx le 2 août 1882, il y séjournera 5 ans avant le départ de son père, receveur d’enregistrement, pour les Ardennes. À la mort de son père en 1892, il revient habiter au Roeulx. Le diplôme d’humanités gréco-latines en poche, il se lance progressivement dans la profession d’agent d’assurances, d’expert-comptable et d’administrateur de sociétés. Dans les années 20, il se tourne vers la littérature dialectale et publie son premier recueil de poésies « Saquantès fleurs d’èm gardin » en 1928.

Joseph Faucon, écrivain, historien amateur, poète wallon qui aime sa terre natale, Le Roeulx, a écrit plusieurs recueils de poésies en dialecte du Roeulx et un livre délivrant des données de l’histoire locale. Avec l’aide de son petit-fils : Joseph Faucon (habitant de Gottignies), je retracerai une infime partie de sa vie axée sur l’écriture.

Dans la préface accordée au recueil : « Dins l’courti d’mes pinséyes », le docteur Nopère nous informe de l’attachement du poète à sa ville : « Soucieux de réserver à l’exaltation de sa terre natale le meilleur de lui-même, monsieur Faucon refait un pieux pèlerinage dans les sites qui ont enchanté sa jeunesse… Plein de souvenirs vivaces, le poète nous promène paisiblement dans les paysages pittoresques où il a vécu, dans ses campagnes et ses bois… »

Les poèmes que j’ai choisis sont parcellaires, traduits pour ceux qui ne connaissent pas notre langue locale pleine de saveurs, d’images parfois impossibles à transcrire en langue française.

El Rû

Dju vos r’vwa co volti come quand dj’astoû djambot,
Bone pètite ville dou Rû, si prope, si alicante,
Têre dè mès ratayons, c’èst vous l’oupia dou Cente
Avû l’château dès princes, leû parc èt leûs grands bos.
Fin binése, dju bèrlaure pa t’t-avau vo cardjî,
Su vo Trî al bèrdjole, dins vos rues, vos ruwèles,
M’astardjant, tivozè, asto d’ène vièye capèle
Ayu-ce qu’on prîye l’Avierje pou lès djins aflidjîs…

Le Roeulx

Je vous revois encore volontiers comme quand j’étais enfant,
Bonne petite ville du Roeulx, si propre, si alerte,
Terre de mes aïeux, c’est vous le bouquet du Centre
Avec le château des princes, leur parc et leurs grands bois.
Bien content, je flâne parmi votre Cargies
Sur votre Trieu à la Bergeole, dans vos rues, vos ruelles,
M’attardant quelques fois près d’une vieille chapelle
Où l’on prie la Vierge pour les gens affligés…

A Saint Djosef’

Il avoût ‘ne flinke dè bos dou costè d’Montauban
Qu’ ît spotè Saint Djosef’, dou minme nom qu’ène capèle
Yu-ce qu’on vyoût dès bimbins su lès bras d’leus mamans,
Fé bènis’ au bon sangn’ qui ch’noût rire dins s’potèle.

Dins l’ancyin trô au sâbe pa lès ans rascouvri,
Nos f’sin’ quékfwas ‘ ne descampe al place dè fé nos d’vwârs ;
Nos djouglin’, nos gambyin’ , nos avin’ tant d’plési
D’ûser nos cus d’marone in d-alant al glichwâre.

A Saint Joseph

Il y avait un petit bois du côté de Montauban
Qui porte le nom de Saint Joseph, du même nom qu’une chapelle
Où on voyait des enfants sur les bras de leurs mamans,
Faire bénir au bon saint qui semblait rire dans sa niche.

Dans l’ancien trou au sable recouvert par les ans,
Nous faisions quelques fois une descente à la place de faire nos devoirs ;
Nous folâtrions, nous gambadions, nous avions tant de plaisir
D’user nos fonds de culotte en allant à la glissoire.

Montauban


Nos tayons ont couneû, su l’coupète, in moulin
Qui broûyoût dès cansons in spotchant sès monnéyes ;
Par après, d’zeûr ès’mote, il avoût ‘ne pièrke montéye
Ayu-ce qu’on a tirè lè Rwa, pindant lômint
In ratirant branmint dès « Kins ».
Dintind bate èl tamboûr qui minnoût lès tireûs
El djeùdi d’ l’ Assincyon èt l’lundi dè l’Pintecoute
Pa diére ène pièrke a féves portant l’co mis a moute
Lès gamins, pa d’vant yeûs’ – èt c’ît mi l’pus eûreûs,
Pitotin’tè come dès chevreûs.

Montauban

Nos aïeux ont connu au sommet, un moulin
Qui broyait des chansons en écrasant ses moutures
Un peu plus loin au-dessus de sa motte, il y avait une perche
en hauteur
Où on a tiré le Roi pendant longtemps
En attirant beaucoup de « Kins »
(Un Kin du Rû = personne qui est née au Roeulx.)
J’entends battre le tambour qui conduisait les tireurs
Le jeudi de l’Ascension et le lundi de la Pentecôte
Derrière une perche (échalas) portant le coq mis à son bout
Les gamins devant eux – et c’était moi le plus heureux,
Piétinaient comme des chevreuils.

Rappelons que le monde théâtral n’est pas inconnu à Joseph Faucon puisqu’il est l’auteur d’une vingtaine de pièces en wallon. La seule oeuvre éditée est « Bastien », une comédie en quatre actes. Les autres pièces ne furent pas éditées mais déposées chez Michel Degens, Directeur de la troupe « Les Comédiens Wallons du Centre ». Ces pièces furent revues et corrigées par Michel Degens et simplement dactylographiées à l’usage des acteurs.

Ces dernières années, le petit-fils de l’auteur (Joseph Faucon également, Jo pour les intimes), a pris le chemin des planches pour réciter des oeuvres de deux grands poètes de notre région : Léopold Dupuis et Joseph Faucon. Grâce à ces auteurs, nous pouvons redécouvrir le passé de notre région et égayer notre patrimoine qui nous étonne chaque jour.

Patrick Renaux

Petites histoires de gendarmerie et de police rurale…

En ces temps de confinement et de déconfinement, il faut admettre que notre police actuelle (fédérale et locale) a effectué des missions très particulières pour le bien-être de tous. Un tout grand merci pour le travail de ces hommes et de ces femmes qui ont été exposés à la COVID 19 dans des situations atypiques. C’est sans doute pour ces raisons que m’est venue l’idée d’écrire un petit aperçu de l’histoire locale de ces personnes qui sont chargées de veiller à la sécurité publique et d’assurer le maintien de l’ordre et l’exécution des lois.

L’histoire de notre gendarmerie commence avant celle de la Belgique indépendante

Gendarmerie située avenue des Braves (actuellement avenue du Roi Albert)

En 1795, nos régions sont annexées par la France. Un nouveau système administratif et judiciaire prévoit la mise en place d’une gendarmerie. Elle est créée en 1796. En cette année, on mentionne déjà l’existence d’une brigade au Roeulx alors dépendante de la lieutenance de Mons et faisant partie du département français du Hainaut.

En 1814, les provinces belges passent aux mains des Hollandais. Le Prince Guillaume d’Orange approuve l’organisation d’une nouvelle « maréchaussée ». Il refuse la dénomination gendarmerie. En 1851, la brigade du Roeulx se compose d’un effectif de 5 hommes : un brigadier et 4 gendarmes cavaliers. En 1989, la gendarmerie rhodienne compte 9 gendarmes placés sous le commandement de l’adjudant-chef Waltzing.

En 1998, suite à des dysfonctionnements (affaire Dutroux notamment) entre les 3 corps de police constitués, une loi fédérale découlant de l’accord « Octopus » organise un service de police intégré et structuré à 2 niveaux, celui de la police fédérale (police spécialisée et d’appui) et celui de la police locale (police de base), ce qui change profondément le paysage policier belge. La date clé de cette réforme de la police est le premier avril 2001. Les mots « gendarmerie » et « gendarme » disparaissent de notre langage quotidien.

Au niveau des bâtiments rhodiens occupés par la gendarmerie du Roeulx, je peux citer en ordre chronologique : des bâtiments situés à l’avenue des Braves (actuellement : avenue du Roi Albert), d’autres sur la Place du Souvenir, d’autres encore à la rue Verte et les bâtiments actuels situés à l’angle formé par la rue de l’Ange Gardien et la rue Paul Janson.

Gendarmerie située Place du Souvenir

Ce dernier complexe administratif de la brigade de gendarmerie du Roeulx fut inauguré le 21 juin 1989. Petite anecdote à propos de cet instant solennel… Lors de la réception des autorités et invités au château du Roeulx, Nicole Chevalier (épouse de Jacky Chevalier) eut droit au baisemain de l’organisateur de l’événement. Elle suivait le jeune prince se faisant discrète parce qu’elle arrivait avec un léger retard… La confusion fut totale et provoqua de nombreux sourires parmi les collègues de Jacky.

Un exemple de parcours pour devenir gendarme !

Au beau milieu des années 60, Jacky Chevalier fit une demande d’inscription à l’école de gendarmerie auprès de la brigade locale. S’ensuivit une enquête locale à propos de sa personnalité. En 1967, Jacky entra à l’école de gendarmerie située sur le Boulevard Général Jacques à Ixelles. Des cours de droit pénal, procédure pénale, police scientifique, français et néerlandais… lui furent notamment donnés pendant 2 ans. Après ce cycle, il suivit pendant 3 mois des cours NBC (Nucléaire Bactériologie Chimie).

Un souvenir inoubliable de Jacky !

Lors d’une des courses cyclistes « Paris – Bruxelles », Jacky, pris par le temps, dut ouvrir la course avec la camionnette de gendarmerie à partir du bois d’Havré en direction de Soignies. Devenu directeur de course pour quelques kilomètres, il indiqua la route afin d’éviter le centre du Roeulx… en cause : d’importants travaux effectués sur la chaussée de Mons à hauteur du Spar actuel. Sacré Jacky !

Outre la réorganisation policière de 2001, la police locale a connu une autre aventure avec la fusion des communes

En 1976, il y avait au Roeulx, un garde champêtre et un agent de police. L’agent de police, André Schaillié, avait ses activités consacrées au centre du Roeulx. Le garde champêtre, Marc Moreau, s’occupait de tout ce qui concernait l’extérieur de la ville. Dans les autres communes de la future entité, il n’y avait qu’un garde champêtre : à Mignault, Henri Manderlier, à Thieu, Claude Heulers, à Gottignies, Norbert Wilmart et à Ville-sur-Haine, André Kneuts.

Dans les petites entités, la fonction d’un commissaire n’était pas nécessaire. Pour des raisons financières, les édiles communaux optèrent pour un garde champêtre en chef et 5 gardes champêtres. Avec la fusion des communes, la place manquait pour tout le personnel qui devait travailler pour la nouvelle entité. C’est ainsi qu’on a réparti les policiers à la maison communale de Thieu, l’administratif à l’Hôtel de Ville du Roeulx, l’État Civil et la Population à la maison communale de Ville-sur-Haine et, peu de temps après, à l’Ancien Hôpital Saint Jacques.

Pour se déplacer à travers toute l’entité, les gardes champêtres en exercice utilisaient leur propre véhicule. Ce n’est qu’après les années folles des « Tueurs du Brabant wallon » (1982 – 1985) que l’entité fut obligée d’acheter des véhicules de police. C’est ainsi que 3 « Citroën Acadiane » furent achetées mais à des fins particulières : un véhicule pour le service des travaux, un autre pour la police et le dernier à des fins mixtes : pour la police et la commune.

À la même époque, la police dut s’équiper de radios portatives. Comme dans de nombreuses circonstances, tout le matériel fut livré partiellement. Il manquait le poste central… C’est ainsi qu’un Mignaultois spécialiste des ondes, Hector Vanderstraeten, vint au secours des policiers en utilisant une radio portative, des fils et une petite antenne montée dans le grenier des locaux de la police.

Aujourd’hui, l’équipement des policiers suit le flux de la modernité et de l’efficacité. La fonction de policier, fort masculine pendant longtemps, s’est ouverte au monde féminin. Tous ces changements sont plus que nécessaires dans un monde qui évolue sans cesse.

Patrick Renaux

Je tiens à remercier Jacky Chevalier ( gendarme retraité) et André Scaillié ( policier retraité) qui m’ont aidé à l’élaboration de ce texte.

Gendarmerie située rue Verte

Cérémonie d’hommage aux mineurs morts à Thieu le 2 mars 1914

Organisation : Cercle d’Histoire – Ville du Roeulx – Amicale du Souvenir des Gueules Noires et Hiercheuses de Wallonie.

Photos Jean Leclercq

Photos Patrick Bouillon

 

Exposition « Gueules noires » en hommage aux 9 mineurs ensevelis au puits Saint-Henri de Thieu le 2 mars 1914

La Ville du Roeulx vous invite à découvrir l’Exposition « Gueules noires » en hommage aux 9 mineurs ensevelis au puits Saint-Henri de Thieu le 2 mars 1914.

Cette exposition animée par d’anciens mineurs (projection, photos, outils, …) se tiendra du 18 au 20 février de 9h00 à 18h00 dans la salle Le Relais située sur la place Hardat à Thieu. Entrée gratuite.

Une organisation du Cercle d’Histoire Léon Mabille et de l’Amicale du Souvenir des Gueules Noires et Hiercheuses de Wallonie, en collaboration avec la Ville du Roeulx.

Voir aussi : Photos du vernissage de l’exposition “Gueules noires”

 

Photos du vernissage de l’exposition “Gueules noires”

Photos prises par Jean Leclercq durant la soirée de vernissage de l’exposition Gueules noires, du 18 au 20 février 2020 à Thieu (infos sur www.leroeulx.be/events/exposition-gueules-noires)