Christiane se souvient du Chalet du Tram au Roeulx

Christiane se souvient du temps où elle prenait le tram au bas de la Chaussée de Mons … Il ne fallait surtout pas être endimanché, nous dit-elle, pour embarquer dans celui-ci tant la poussière de charbon risquait de couvrir vos beaux habits ! Passant par les campagnes de Thieu et de Thieusies, la ligne Bracquegnies – Le Roeulx – Casteau permettait ensuite de rejoindre Bruxelles … Il fallait cependant bien compter sur plus de quatre heures de voyage ! En hiver, Christiane attendait son arrivée dans le Chalet du Tram, appelé aussi « la baraque de planches ». Elle avait alors l’opportunité d’y siroter une bonne limonade ! Ce sympathique tramway n’était cependant pas toujours à l’heure. Mais aucun voyageur ne lui en tenait rigueur tant son parcours était bucolique et folklorique ! Il n’était d’ailleurs pas rare qu’il faille en descendre pour l’assister quand la pente se faisait plus raide. Et puis, qu’est-ce qu’on aimait entendre son bruyant sifflement dans nos contrées agrestes !

Luc se souvient de la Grand’Place du Roeulx

Luc se souvient du temps où quantité d’estaminets animaient notre Grand’Place ! Il y avait Berthe, bien sûr, avant qu’elle ne s’installe au bas de la Grand’Rue, mais aussi chez Yvonne ou à la Maison du Peuple ! Enfant, il aimait entrer à la biscuiterie Coppens ou à la quincaillerie Josseaux où Lucien avait de tout, du simple clou à la bassine en passant par le fil de clôture et aux flacons de toutes les contenances ; une authentique caverne d’Ali Baba ! Cependant, il y avait un habitant de la place qui l’effrayait par-dessus tout, c’était Achille Detimmerman, dit Mète Achille ; un bourreau d’enfants, nous précise Luc. A la kermesse de la fin juin, un kiosque était monté sur la Grand’Place et une fanfare jouait les airs de l’époque. Le matin, Luc participait à la procession des saints au travers de la ville ayant l’honneur de porter la châsse de saint Feuillien !

Michel et Jacqueline se souviennent de la cimenterie de Thieu

Michel et Jacqueline se remémorent les années où la cimenterie de Thieu battait son plein. Elle employait nombre de Thierrois et prospérait. Revers de la médaille, cette usine causait quelques désagréments : le bruit incessant de l’élévateur à godets puis du pont roulant, le trafic routier, les façades embouties par des camions et surtout, la poussière qui pénétrait partout y compris dans les habitations.