La ferme de Cantraine s’adapte au fil du temps

D’où vient le nom de cette ferme bien connue à Mignault ?

D’un point de vue sémantique, on peut dire qu’à une certaine époque, le site fort marécageux était le rendez-vous de sympathiques amphibiens. Le lieu tout indiqué pour des concerts de grenouilles « el tchant dès reines » donna avec une fusion des mots et quelques transformations orthographiques : Cantraine.

À quelles origines peut-on certifier la présence de ces terres prometteuses ?

D’un point de vue historique, la ferme de Cantraine est déjà citée dans des documents relatifs à l’abbaye de Bonne-Espérance. Dans la déclaration des biens du clergé du Hainaut de 1569, apparaissent également les traces de cette « maison à cense qu’on dit Cantraine ». Actuellement, la ferme appartient à la famille Sacré et cela depuis 1971. Jacques Sacré et son épouse Annie Winckels débutent leurs activités par l’élevage de vaches laitières en se concentrant sur la production de beurre. En 1988, les époux Sacré se lancent avec succès dans la réalisation de fromages. En 1999, leur fils Laurent, après son mariage avec Catherine Bruyère, élargit l’exploitation.

L’association parents, fils et belle-fille fonctionne et permet d’ouvrir de nouveaux horizons commerciaux. Les produits naturels et artisanaux se développent. Aujourd’hui, il vous est possible de commander du fromage à pâte demi-dure, du fromage à pâte molle, du yaourt demi-écrémé, du yaourt à boire, de la maquée, de la crème glacée, des sorbets, des flans, du riz au lait sans oublier le beurre. Tous les produits de base viennent de la ferme Cantraine et de quelques fermes de la région.

Voir www.lafermedecantraine.be

Vivre au rythme des saisons et de la ferme…

Depuis un an, l’idée d’élargir l’éventail des occupations de la ferme trotte dans la tête de Catherine et de son amie Harmony. Catherine, éducatrice de formation et Harmony, puéricultrice diplômée, décident d’ouvrir les portes du 41, rue Hector Blondiau à tout public pour faire découvrir le domaine à travers les saisons. Ensemble, elles projettent de mettre sur pied une ASBL qui a pour but d’offrir des stages à la ferme. De simples visites sont prévues à cet effet mais on peut y ajouter des activités concrètes comme la formation de semis, l’entretien et les différentes étapes jusqu’à la dégustation ou de la traite à son produit fini…

L’ASBL dénommée « N’air j » se décortique en N pour nature ; air pour le plein air ; j pour jeu, joie, jeunesse… Après de multiples recherches administratives, d’élaborations de dossiers, de programmes et de soucis logistiques …, les deux collaboratrices ont pu accueillir des enfants de 4 à 12 ans pour les vacances de Pâques, avec possibilité de garderie. Entourées de jeunes qui poursuivent des études d’éducateur et des études en puériculture, Harmony et Catherine comptent bien organiser des stages à la ferme à chaque période de congés scolaires, en plus des visites ponctuelles de groupes. Elles organisent des réceptions pour les anniversaires d’enfants de 4 à 12 ans selon différents thèmes : visite de la ferme, chasse au trésor, tour à poney, nourrissage d’animaux.

Des projets germent encore… Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous connecter sur leur page facebook : N’air j Asbl, ou à téléphoner au 0495/67 77 34

Bon amusement !

Patrick Renaux

L’ancienne gare de Mignault

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La création d’une ligne ferroviaire Erquelinnes – Binche – Écaussinnes a été décrétée par les lois des 20 décembre 1851 et 15 juin 1853. Les travaux ont rapidement démarré puisque la ligne Erquelinnes – Binche a été inaugurée le 2 août 1857 et celle reliant Binche à Écaussinnes, le 15 février 1859.

En 1883, une seconde voie est mise en service. En 1895, une nouvelle gare est construite du côté opposé à la halte primitive. Elle ouvrit ses portes au public le 15 juillet 1896.

À présent, ce bâtiment a disparu. Il a été détruit à la fin des années 60. En effet, l’autoroute en construction venait sectionner la voie de chemin de fer et on jugea inutile, eu égard au nombre d’usagers, de construire un quelconque ouvrage d’art pour enjamber la voie autoroutière. Un service d’autobus fut mis en place pour suppléer au transport ferroviaire moribond. Le tracé de cette ancienne voie de chemin de fer reste cependant partiellement visible à la rue des Combattants.

Eglise St-Martin, maison communale et école des garçons à Mignault

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Le bâtiment situé à l’entame de la Rue des Déportés, dénommée jadis « Chemin de Braine », a été construit en 1861 et avait différentes affectations. C’était à la fois l’école des garçons, le siège de l’administration communale – jusqu’à la fusion des communes – et un bureau de poste. Les locaux de cette ancienne maison communale servent aujourd’hui de salles de réunion ou de réception.

Le vaisseau de l’église Saint-Martin a été reconstruite entre 1843 et 1846 car l’ancien menaçait de s’effondrer. Le clocher qui date, quant à lui, de 1518 a été classé en 1973 pour sa valeur historique par la Commission Royale des Monuments et des Sites. Autrefois, l’église était entourée par un petit cimetière. Cependant, celui-ci fut transféré, en 1932, à la Rue Léon Polart.

Michel se souvient des fancy-fairs des écoles de Mignault dans les années 60

Quand il s’agissait de fêtes pour les écoles, il faut comprendre les écoles communales et l’école libre… Les écoles communales comprenaient des bâtiments au centre du village, près de l’église (salle communale actuellement) et « au Trieu », pour les plus anciens, à quelques enjambées du «  Vert Chasseur ». L’école communale du centre du village rassemblait les garçons et l’école libre, les filles. L’école des filles était située près de l’ancienne scierie et ancien magasin de matériaux de construction « Luc André » (école toujours partiellement au même endroit actuellement).
Michel Bertrand, ancien boucher à Mignault, conserve de magnifiques documents : brochures des fêtes, anciennes photos, articles de journaux…

Bernard nous décrit le monument aux victimes de la guerre à Mignault

Bernard nous décrit le monument aux victimes de la Grande Guerre. Le monument aux morts de Mignault, inauguré en 1926, est pour le moins original si pas unique ! Orienté vers l’Allemagne, il exprime l’arrogance et l’insolence sinon toute l’antipathie que portaient nos aïeux à l’encontre de l’envahisseur germanique.
En outre, la plupart des rues du village portent le nom de Mignaultois déportés ou combattants tombés au champ d’honneur.
Mais… l’avez-vous remarqué ce gamin en arrière plan qui étend ses bras et forme une croix ? Quelle idée saugrenue a bien pu lui passer par la tête ?

Michel se souvient de la rue de la Station à Mignault

Michel se souvient … du temps où la rue des Combattants s’appelait la rue de la Station. C’était l’temps où le p’tit Vitrier pouvait se permettre d’exhiber sa belle moto au milieu de la route ! Mignault était alors au carrefour des chemins de Mons à Nivelles et de Binche à Braine-le-Comte. Un péage existait autrefois au croisement de ces axes routiers. Les habitants empruntaient donc cette voirie pour se rendre à la gare située après les établissements Semaille. Ils pouvaient ainsi embarquer pour Erquelinnes, Binche ou Ecaussinnes. La station a cependant disparu au début des années ‘60 avec la construction de l’autoroute de Wallonie.