Thérèse se souvient du temps où le parc du château du Roeulx était accessible au public

Thérèse se souvient du temps où le parc du château était accessible au public et surtout des spectacles qu’elle y organisa avec Henri, son époux. Elle qui demeurait alors sur la place du Château se remémore très bien les nombreux cars de touristes qui venaient d’un peu partout pour découvrir notre castel rhodien. Les visiteurs allaient ensuite se désaltérer au café de la Toison d’Or. Des pièces de théâtre y étaient également jouées tout comme y étaient régulièrement donnés des concerts en tout genre. Mais ce dont elle se souvient essentiellement, c’est du spectacle « Son et lumière – 20 siècles d’histoire au Roeulx » que son mari mit en scène fin août – début septembre 1966. Différents tableaux évoquaient le passé glorieux de notre cité princière comme la visite de Charles Quint mais aussi des épisodes plus sombres comme le sac du château en 1554 et le martyre de saint Feuillien, scène jouée par leur fils, Claude, et son ami Benoît ! Quasi toute la population rhodienne y participait, précise-t-elle ! Elle se souvient encore avoir inversé Brabançonne et Marseillaise lors de la première .

Christiane se souvient du Chalet du Tram au Roeulx

Christiane se souvient du temps où elle prenait le tram au bas de la Chaussée de Mons … Il ne fallait surtout pas être endimanché, nous dit-elle, pour embarquer dans celui-ci tant la poussière de charbon risquait de couvrir vos beaux habits ! Passant par les campagnes de Thieu et de Thieusies, la ligne Bracquegnies – Le Roeulx – Casteau permettait ensuite de rejoindre Bruxelles … Il fallait cependant bien compter sur plus de quatre heures de voyage ! En hiver, Christiane attendait son arrivée dans le Chalet du Tram, appelé aussi « la baraque de planches ». Elle avait alors l’opportunité d’y siroter une bonne limonade ! Ce sympathique tramway n’était cependant pas toujours à l’heure. Mais aucun voyageur ne lui en tenait rigueur tant son parcours était bucolique et folklorique ! Il n’était d’ailleurs pas rare qu’il faille en descendre pour l’assister quand la pente se faisait plus raide. Et puis, qu’est-ce qu’on aimait entendre son bruyant sifflement dans nos contrées agrestes !

Luc se souvient de la Grand’Place du Roeulx

Luc se souvient du temps où quantité d’estaminets animaient notre Grand’Place ! Il y avait Berthe, bien sûr, avant qu’elle ne s’installe au bas de la Grand’Rue, mais aussi chez Yvonne ou à la Maison du Peuple ! Enfant, il aimait entrer à la biscuiterie Coppens ou à la quincaillerie Josseaux où Lucien avait de tout, du simple clou à la bassine en passant par le fil de clôture et aux flacons de toutes les contenances ; une authentique caverne d’Ali Baba ! Cependant, il y avait un habitant de la place qui l’effrayait par-dessus tout, c’était Achille Detimmerman, dit Mète Achille ; un bourreau d’enfants, nous précise Luc. A la kermesse de la fin juin, un kiosque était monté sur la Grand’Place et une fanfare jouait les airs de l’époque. Le matin, Luc participait à la procession des saints au travers de la ville ayant l’honneur de porter la châsse de saint Feuillien !