Eglise de Gottignies

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Sur cette place, trône fièrement l’église de style classique dédiée à saint Léger (fête le 2 octobre) à l’époque, entourée d’un cimetière.

On peut dater cette photo d’avant 1927 car les travaux d’aménagements de la place n’ont pas encore eu lieu. Deuxième indice, le marronnier, planté en 1930 commémorant les cent ans de notre indépendance, ne figure pas sur le cliché.

Par la suite, la place changera de physionomie. Les dalles funéraires seront adossées à l’église, le mur d’enceinte entourant le cimetière sera démoli, et le cimetière transféré à la rue du Vent Val. Enfin un grand mur de soutènement viendra retenir les terres et délimiter la nouvelle place. Sans oublier l’arbre du « centenaire ».

Crash aérien entre Gottignies et Ville-sur-Haine en 1944

Grâce à la rubrique « Souvenirs rhodiens » du Bulletin communal de la Ville du Roeulx, les gens se manifestent pour parler de leur passé ou éclairer les souvenirs d’histoires que l’on leur a racontées.

Un ancien Villois, Etienne Bouillon, s’est adressé à Dimitri Deblander, infographiste employé à la Ville du Roeulx, pour retrouver des témoins ou des traces d’un crash aérien qui a eu lieu entre Gottignies et Ville-sur-Haine en 1944.

Après plusieurs communications téléphoniques, nous avons pu retrouver deux témoins de l’époque : Roger Baivie et Roger Plisnier.

La plage de Gottignies

Mariette se souvient de l’excellente crème à la glace que vendait une certaine Maria à la plage de Gottignies. Dans les années 30, les Gottignards mais aussi les gens des environs passaient leur dimanche sur ce site merveilleux. Les plus petits s’amusaient à la balançoire, au carrousel, glissaient sur le toboggan ou se promenaient à dos d’âne. Les adultes écoutaient la musique de la fanfare, dansaient, pique-niquaient ou faisaient un tour en barque sur la Wanze. On pouvait y manger des bonbons, de la crème glacée, des frites…

Mise à jour novembre 2016 : photo et texte publiés dans le Calendrier 2017 de l’Office du Tourisme du Roeulx

La « plage » de Gottignies était située dans une vallée profondément encaissée au pied d’une falaise haute d’une quinzaine de mètres. Cette propriété, sise au n° 8 de la rue des Prêtres,  appartenait en ce temps-là à Gaston Clarat, garagiste à Jolimont.

L’ouverture se déroula  le 1er mai 1935. Il y eut plus de 3.000 entrées. Prix d’entrée 1 franc. Imaginez le joyeux embouteillage que cela a dû provoquer. Des parkings avaient été installés dans les prairies environnantes mais les emplacements n’étaient pas suffisants et de nombreux véhicules devaient stationner le long de la rue du Vent Val. On avait même organisé des trajets en car pour  ceux qui, habitant trop loin de Gottignies, n’avaient pas de moyens de transport.

Un barrage formait un lac artificiel sur la Wanze, et on avait aménagé un petit bassin de natation pour les enfants et un autre pour les adultes ainsi qu’un endroit de canotage. De chaque côté du cours d’eau, des « gloriettes » au toit de chaume permettaient de déguster, entre-autre, les bières  renommées à l’époque : la « Meiresonne » et la « Labor ».  Les nombreux cyclistes, petits et grands, pouvaient rivaliser de vitesse sur le vélodrome.  Les enfants n’étaient pas oubliés : un tourniquet « à pousser soi-même », un toboggan, des balançoires, des tours du domaine sur des « baudets », etc. Un kiosque accueillait des fanfares pour animer les joyeux vacanciers d’un jour. On y vendait des frites, des bonbons et les fameuses crèmes glacées de Maria.

Quatre ans plus tard, un tragique accident de toboggan qui coûta la vie à un enfant, mit fin à l’exploitation du site.

Aujourd’hui, les tourterelles et les ramiers ont repris possession du site … avec quelques nouvelles habitations.

Informations extraites en majorité de la revue « Nos 5 Blasons » éditée par le Cercle d’Histoire Léon Mabille.

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Autres photos

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Renée évoque la rue de la Place à Gottignies

Renée évoque la rue de la Place à Gottignies, endroit qu’elle connaît bien puisqu’elle y habite encore. On y trouvait une forge, le café du Maïeur, un certain Oscar Desenfans. A l’arrière de cet estaminet se tenait une salle qui servait notamment lors des fêtes locales, des ducasses… Dans celle-ci, on y retrouva le drapeau de la fanfare de l’Union ouvrière de Gottignies datant de 1888. Les souvenirs remontent à la surface et Renée dévoile l’identité des cinq personnes figurant sur cette photo…